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Parution de l'ouvrage "Dans la tête des juges, La part psychique du travail de justice", de notre collègue et amie Martine Sandor-Buthaud

Martine Sandor-Buthaud, psychanalyste, membre du Conseil Pédagogique du Groupe Jung et membre fidèle depuis de nombreuses années publie, en collaboration avec deux juges cet ouvrage qui sera disponible en librairie le 20 novembre 2025

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Une entrée dans l’univers de la justice, dans la psyché des juges, de manière intime. Comprendre la part psychique est un élément complexe et indispensable de l’acte de juger, un enjeu fondamental pour l’exercice de la justice et la démocratie.


Que se passe-t-il dans la tête des juges lorsqu’ils doivent prendre leurs décisions ? Peuvent-ils être impartiaux, neutres et indépendants, comme le veut la loi ? Sont-ils sensibles à leurs émotions, à la violence qui les entoure, aux pressions qu’ils subissent ? Peuvent-ils repérer l’influence de leur propre subjectivité ? Doivent-ils s’en prémunir ou au contraire l’utiliser ?


« Pour répondre à ces questions, il fallait l’alliance d’une psychanalyste et de deux magistrates. Au fil des pages, on découvre les innombrables cas où la misère, les conflits familiaux, les troubles psychiques, les plaignants logorrhéiques et les parents épuisés… échouent dans leur bureau. Comment affronter le feu sans se brûler ? Comment trouver la bonne distance et métaboliser la violence par la parole ? Telle est la part du juge que nul avant ce livre n’avait approchée d’aussi près. » D.Salas.


Solidement étayé par les découvertes de la psychologie, cet ouvrage montre le magistrat au travail, dans son quotidien. À rebours des idées reçues, prendre en compte sa part psychique peut l’aider à assurer ses missions, à tenir le cap et à défendre l’État de droit en habitant les principes qui fondent une justice démocratique.

  • Martine Sandor-Buthaud est psychologue, psychanalyste, membre de la SPP, professeur honoraire de l’EPP de l’institut catholique de Paris, formatrice à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM) à Paris.
  • Laurence Begon-Bordreuil est magistrate. Elle a été tour à tour juge d’application des peines, juge des enfants, et coordinatrice de formation à l’ENM. Elle exerce actuellement les fonctions de vice- présidente chargée de l’instruction.
  • Martine de Maximy est magistrate honoraire. Elle a été juge des enfants ( pendant vingt-deux ans), jude d’instruction et présidents de la cour d’assises. Actuellement psychologue-psychothérapeute, elle est formatrice à l’ENM à Paris.
    Dans la collection Trajets chez Eres

    Table des matières

    I. Psychisme et théories psychologiques : premières mises en relation avec la pratique judiciaire
    1. À la rencontre du psychisme
    2. Approche cognitivo-comportementale et part personnelle du juge : repérer et agir sur les comportements, les schémas cognitifs et les émotions
    3. La conception humaniste et psychoaffective. L’attitude interne du juge et son rapport à ses émotions
    4. L ’approche psychanalytique : la scène inconsciente et le travail psychique dans la pratique judiciaire
    II. L’attitude analytique et la posture interne du juge la plus propice au travail de justice
    5. L ’attention flottante dans la pratique du juge
    6. Neutralité, impartialité et indépendance
    7. Cadre et rituel dans la pratique judiciaire. Tenir le cadre, s’y tenir et être tenu par lui
    III. Incidences de la structure psychique du magistrat et du transfert dans l’exercice de sa fonction
    8. Surmoi, idéal du moi et pratique judiciaire
    9. Les stades d’organisation de la libido : quelles incidences sur la posture psychique et la pratique du juge ?
    10. L’oedipe et la pratique judiciaire. Interdit de l’inceste et fondements psychologiques de la position tierce
    11. La dynamique du transfert et du contre-transfert, et son maniement dans la pratique judiciaire
    Conclusion
    Annexe. Dispositifs de soutien et d’aide à la prise en compte du psychisme des juges