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« Nous ne savons pas si les névroses sont, oui ou non, accompagnées d’un trouble réel des fonctions organiques du cerveau et, si vraiment il s’agit de troubles de nature endocrinienne, il est impossible de dire s’ils ne sont pas davantage des effets que des causes. D’autre part, il est indubitable que les névroses ont des causes psychiques. Il est effectivement bien difficile d’admettre qu’une modification organique puisse être guérie en un clin d’œil par une simple confession. J’ai cependant observé un cas de fièvre hystérique atteignant 39°, qui a été guéri en quelques minutes par la confession de sa cause psychologique. Et comment expliquer le cas de maladies nettement physiques qui ont été soulagées et même guéries par une simple conversation portant sur certains conflits psychiques pénibles ? J’ai observé un cas de psoriasis étendu sur la presque totalité du corps qui, après quelques semaines de traitement psychologique, a été guéri dans la proportion de neuf dixièmes. »
C. G. Jung, Psychologie et religion, Paris, La Fontaine de Pierre, 2019.