490 - LE TRANSFERT

Par François Martin-Vallas en Octobre 2004


François MARTIN-VALLAS ouvre plusieurs voies de réflexion visant à penser le transfert et ses spécificités dans une analyse jungienne. Il procède à un retour sur l'histoire de ce concept au sujet duquel FREUD et BREUER sont entrés en désaccord au cours de leurs travaux sur l'hypnose en prenant brutalement conscience de la puissance des processus inconscients à l'œuvre dans la relation thérapeutique. En parcourant les moments clés des relations professionnelles et personnelles qu'entretenaient FREUD et JUNG, l'exposé met en lumière l'évolution scientifique de ce concept dans le temps. Le transfert apparait moins comme une rencontre que comme l'illusion de rencontrer quelqu'un. Mais pour FREUD, la sexualité infantile dans le cadre du complexe d'Œdipe en est le contenu essentiel. JUNG voit l'union des principes masculin et féminin au centre du processus transférentiel ; un inceste qui n'a pas pour objet premier la relation sexuelle aux parents mais un retour du sujet à la matrice originelle, état précurseur de toute différence pour y renaitre identique à soi. Par delà l'inconscience de l'analysant, François MARTIN VALLAS démontre à travers l'œuvre de JUNG et sa propre expérience clinique la nécessité d'une inconscience partagée par l'analyste et l'abandon par ce dernier d'un savoir préétabli comme conditions de la création d'un contenant dans le cadre thérapeutique.