561 - UNE RENCONTRE A POMPEI

Par Christian Gaillard le 10 Novembre 2009


Dans cette seconde conférence, Christian Gaillard a poursuivi l'exploration des premiers pas de l'humanité dans le sens de l'individuation, en particulier dans ses rapports avec l'animalité, voire la bestialité.

C'est à partir d'une fresque d'Herculanum, « Hercule reconnaissant Télèphe1 » que l'analyste, travaillant avec l'aide des historiens d'art, peut exprimer son étonnement, aptitude indispensable aussi bien pour découvrir l'art que pour écouter en analyste, puis poser ses hypothèses. Cette scène en suspens énigmatique, peut prendre progressivement sens, en plusieurs lectures, par la mythologie, par l'approche socio-politique, par le regard qui s'ouvre, se laisse impressionner, se souvient aussi de scènes analogues, mais aussi différente, dans le rapport d'une femme et d'un homme lui faisant face, jusqu'à voir comment, sur un mode énigmatique, la peinture peut contenir plusieurs scènes, en voilant et renfermant, condensant en plusieurs couches, le rapport à l'érotisme et à l'animalité.

La scène peut alors se lire et se voir dans sa complexité et son ambiguité, avec les différents personnages comme éléments de l'imagination active d'une femme, en une représentation des différentes parts de son monde intérieur.

Il y a un savoir dans l'art que notre savoir aujourd'hui retrouve avec les moyens qui lui sont propres. La sexualité nous est ici montrée dans la perspective d'une rencontre de l'autre, intérieur et extérieur.

Aussi appelée « Arcadie sur un rocher », fresque se trouvant au musée national de Naples, accessible en reproduction à l'adresse: http://terra.antiqua.free.fr/fresques/mythes/Arcadie sur rocher Telephé Herculanum_web.jpg