DU CABINET DE L'ANALYSTE AUX CAVERNES DU PALEOLITHIQUE

Par Christian Gaillard le 13 Octobre 2009


Le cabinet de l'analyste, comme l'abri rupestre du paléolithique, sont des espaces protégés. Christian Gaillard fait une analyse de l'émergence de la conscience aux premiers temps de l'humanité, en faisant constamment le parallèle avec l'émergence de soi-même dans le travail analytique.

Le regard de l'analyste est un regard oblique, qui ne saurait travailler que sous le contrôle des paléoanthropologues, mais qui peut amener d'autres questionnements, autour de l'émergence de la conscience, de l'individuation et de la création.

L'exposé est articulé autour de trois hypothèses: 1. les abris rupestres, en tant que contenant protecteur, renvoient l'homme à lui-même, à l'évidence vivante et vécue de ce qui l'habite et l'agit et l'agite sur la scène intérieure; 2. Nous sommes ici aux premiers temps de l'individuation; 3. Les premiers pas de l'individuation sont marqués non seulement par l'expérience étonnée de la singularité et de la solitude, mais par l'expérience aussi de la différence des sexes.

La vie psychique est le reflet de la nécessité de la séparation du collectif, du troupeau, du taureau avec sa force animale, tout en établissant un lien, attachement et détachement, lien et sacrifice. L'âme est tout d'abord animalité.