Accéder au contenu principal

La pensée et l'intelligence

L’intelligence

« L’intelligence est essentiellement la faculté d’adaptation. » Types psychologiques, OC VI, § 762

« L’intelligence la plus aiguë n’atteint pas la totalité de l’âme, car celle-ci n’est pas entièrement accessible à la pensée. »  Psychologie et alchimie, OC XII, § 31

« Une grande intelligence ne préserve nullement l’homme des puissances de l’inconscient. »: L’homme à la découverte de son âme (Essais de psychologie analytique), OC VII, § 45

« Une intelligence remarquable peut servir la fuite plutôt que la confrontation avec soi-même. » Aïon, OC IX/2, § 15

« Lorsque l’intelligence devient un dieu, l’ombre s’accroît à mesure. » Psychologie du transfert, OC XVI, § 422

« L’intelligence n’est pas la totalité de la personnalité ; elle n’est qu’une fonction parmi d’autres. » Types psychologiques, OC VI, § 663

« L’intelligence véritable ne consiste pas seulement à penser, mais à percevoir le sens. » Types psychologiques, OC VI, § 667

« Il existe des personnes très intelligentes et néanmoins dépourvues de véritable compréhension de leur propre vie intérieure. »Psychologie et religion, OC XI, § 76

« Ce que nous appelons intelligence n’est souvent que l’expression d’une attitude collective. » Types psychologiques, OC VI, § 84

La pensée

« La matière avec laquelle nous pensons est langage et concept verbal ; de tout temps ce ne fut que la façade, le pont, dont l’unique but est la communication. Tant que notre pensée est dirigée, nous pensons pour autrui et parlons à autrui. Originairement, le langage est un système de sons émotifs et imitatifs, exprimant la frayeur, la crainte, la colère, l’amour, etc. ; ou des sons reproduisant les bruits faits par les éléments, murmure ou gazouillement de l’eau, grondement du tonnerre, mugissement du vent, cri des animaux, etc., ou enfin des sons représentant une combinaison des bruits perçus et de la réaction affective » Métamorphoses et symboles de la libido, OC, vol. 5 § 12.

« La pensée primitive n’est pas moins logique que la nôtre ; elle suit simplement une autre logique. »Types psychologiques, OC, vol. 6, § 10.

« La pensée dirigée est un produit laborieux, imposé à la pensée naturelle ; celle-ci ne se développe pas d’elle-même, mais dérive progressivement vers le rêve et le fantastique. » Types psychologiques, OC, vol. 6, § 4.

« La pensée abstraite se détache des données sensibles ; elle se forme en excluant ce que nous éprouvons. »Types psychologiques, OC, vol. 6, § 830.

« La pensée est une fonction rationnelle qui calcule les relations entre les représentations. »: Types psychologiques (Psychologische Typen), 1921.
Albin Michel, 1997, § 687.

« La pensée cherche à comprendre le sens de ce qui existe ; elle est l’organe de l’intellection du monde. » : Types psychologiques, OC, vol. 6, § 667.

« Il existe plusieurs modes de penser : celui qui s’appuie sur l’objet, celui qui s’appuie sur l’image intérieure, et celui qui se perd dans l’intuition. »Types psychologiques, OC, vol. 6, § 835.

« Toute pensée est une prise de position ; mais ce processus conceptuel ne peut jamais saisir complètement le mouvement vivant de la psyché. »Psychologie et alchimie, OC, vol. 12, 1944, § 31.

L'archétype de l'enfant

L’archétype de l’enfant chez Jung et von Franz

·      C.G. Jung

L’aspect de futurisation de l’enfant

“Un aspect essentiel du thème de l’enfant est sa futurisation. L’enfant est un avenir en puissance.”

Référence :
Jung, C. G Introduction à l’essence de la mythologie - CONTRIBUTION A LA PSYCHOLOGIE DE L’ARCHETYPE DE L’ENFANT, 3. LA FUTURISATION DE L’ARCHÉTYPE

L’archétype de l’enfant comme expression de la totalité

« L’ enfant n’est donc pas seulement un être du début, mais aussi de la fin. L’être initiai était avant l’homme, et l’être final est après l’homme. Psychologiquement, cette affirmation signifie que l’enfant symbolise la nature préconsciente et post-consciente de l’homme. Sa nature préconsciente est l’état inconscient de la première enfance; sa nature postc-onsciente est une anticipation par analogie par-delà la mort. »

Jung, C. G Introduction à l’essence de la mythologie - CONTRIBUTION A LA PSYCHOLOGIE DE L’ARCHETYPE DE L’ENFANT B) PHÉNOMÉNOLOGIE PARTICULÈRE DE L’ARCHÉTYPE DE L’ENFANT- 4.  L’ENFANT COMME ÊTRE INITIAL ET FINAL

L’enfant abandonné et divinement puissant

“L’« enfant » est l’abandonné, le délaissé et en même temps le divinement puissant; il est le début insignifiant, douteux, et la fin triomphante. L’ éternel enfant » dans l’homme est une expérience indescriptible; un état d’inadaptation, un défaut et une prérogative divines; en dernier lieu, un impondérable qui fait la valeur ou la non-valeur d’une personnalité.

Référence :
Jung, C. G Introduction à l’essence de la mythologie - CONTRIBUTION A LA PSYCHOLOGIE DE L’ARCHETYPE DE L’ENFANT B) PHÉNOMÉNOLOGIE PARTICULÈRE DE L’ARCHÉTYPE DE L’ENFANT- 4.  L’ENFANT COMME ÊTRE INITIAL ET FINAL

·      Marie-Louise von Franz

L’enfant comme possibilité intérieure de renouvellement

“The child is an inner possibility, the possibility of renewal, but how does that get into the actual life of an adult?”

« L’enfant est une possibilité intérieure, la possibilité d’un renouveau ; mais comment cela s’inscrit-il dans la vie effective d’un adulte ? »

Référence :
von Franz, M.-L. (2000). The Problem of the Puer Aeternus (3ᵉ éd.). Toronto : Inner City Books, chap. 1 (séminaire de 1959–1960). (Internet Archive)