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HUMBERT Elie G. : LA CONJONCTION DES OPPOSÉS D'APRÈS C. G. JUNG

038
10,00 € l'unité
Fabricant: Humbert Elie G.

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Ouvrant un cycle de conférences sur le conflit, Élie Humbert rappelle que Freud et Jung partagent une conviction : les tensions portent la croissance, et l'inertie, la suppression des tensions, est du côté de la mort. Il se demande si nos sociétés, qui fonctionnent par modèles et idéaux, ne devraient pas apprendre de l'analyse à aménager les conditions du conflit plutôt qu'à réaliser un idéal. Face aux voies de la décharge et de l'harmonie (le Bouddha), il choisit celle de la croix (le Christ, Job). Il relève l'hésitation de Jung entre Réponse à Job et La Fleur d'or, et voit l'enjeu dans le dégagement du féminin, c'est-à-dire dans la relation à l'autre singulier, que l'état libre d'opposés ne permet pas. L'analyse sépare peu à peu le pulsionnel et l'archétypique, la femme de l'anima, l'homme de l'animus, ce qui fait tomber le narcissisme et l'enchantement. La conjonction des opposés n'est donc ni conciliation ni dialectique, mais une épreuve. Elle aboutit à habiter sa blessure et son conflit vital, là où un « sujet de la vie » peut venir à la rencontre et où naît, dans la fonction transcendante, un troisième terme. L'optimisme qui en résulte est un optimisme de combat, et Humbert définit enfin la sérénité comme une curiosité engagée envers ce qui nous arrive.

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